La Dune du Pilat

Top 50 des plus beaux sites naturels de France (2e partie)

Nature & Randonnée | Par Vianney, le 19 mars 2020

Toutes les régions françaises comptent plusieurs sites naturels d’exception, créés et façonnés par les siècles et par la nature (parfois aidés par la main de l’homme). Ceci nous donne un parcours 100% rafraîchissant, 100% naturel, sensations fortes 100% garanties, 100% sans additifs. Beaucoup de ces lieux nous laissent carrément pantois. Tous nous invitent à respecter cette nature, si belle et fragile, et à la protéger. Pour cette 2e partie du Top 50, voici une balade vers des grottes, une rivière souterraine, des pics, criques, cirques, canyons, gorges, et puis des orgues faisant balcon de prestige, un mont fredonnant le Chant des Partisans, une dune voyageuse, un marais enchanteur. On part aujourd’hui à la découverte de quelques perles d’Occitanie et de Nouvelle Aquitaine.

La Venise ariégeoise, une expérience unique à 60 mètres sous terre.

Rendez-vous d’abord en bord d’Espagne, dans les Pyrénées-Orientales, à la grotte de Fontrabiouse. Elle est à 10 km de la résidence de vacances Cap France Chalet Ma Néou, située à 1600 mètres d’altitude et vous invitant à découvrir un vieux village catalan. Cette grotte, « la plus haute d’Europe », a été découverte par hasard en 1958, suite à des travaux dans une carrière proche. D’abord réservée aux pratiquants de spéléologie, le grand public fut ensuite convié à visiter la merveille : « grâce à un aménagement confortable, établi sur deux niveaux, le visiteur peut découvrir sans fatigue un milieu souterrain parfaitement préservé. Plusieurs salles se succèdent au cours de ce parcours souterrain de près d’un kilomètre. Un lac, des colonnes, des centaines de fistuleuses pendent au plafond comme des cheveux d’ange. Une multitude de couleurs égayent cette traversée en tous points féerique », expliquent les responsables de la grotte (un onglet « groupes » précise sur leur site internet les conditions d’accueil des groupes de plus de 20 personnes).

Entrons maintenant en Ariège. À quelques kilomètres d’Andorre. Voici Ax-les-Thermes et son village vacances du Tarbesou. À 50 km au nord, la rivière souterraine de Labouiche, à 60 mètres sous terre. Des visites guidées sont organisées où vous serez « confortablement assis dans des barques de 12 places ». Et que verrez-vous ? « Le parcours vous étonnera par la grande variété de ses paysages et par ses richesses géologiques, pour petits ou grands, passionnés du monde souterrain ou à la recherche d’une expérience unique. Le parcours, exceptionnellement long et varié, vous mène de salles en galeries, ornées d’une multitude de concrétions et de gours en passant par la cascade Salette ». Notez que l’office du tourisme de Foix, à côté de Labouiche, a mis en place un Service Groupes qui vous accompagne dans l’élaboration de « votre programme sur mesure ».

Une ascension spectaculaire jusqu’au « phare des Pyrénées » : sensations fortes et garanties !

C’est presque une évidence : il faut monter au Pic du Midi ! Précisons : il s’agit ici du Pic du Midi de Bigorre, car il y a aussi le Pic du Midi d’Ossau (je vous en parle plus loin). Le Pic du Midi de Bigorre est situé à 25 km du village vacances Clairevie et à 30 km du Domaine de Pyrène, « au pays de l’ours, des chiens de berger, de l’isard et des marmottes ». Classé Grand Site d’Occitanie, la vue est évidemment sensationnelle mais dans ce haut lieu, on ne fait pas que regarder. C’est aussi un centre de recherche. L’observatoire astronomique, perché à 2900 mètres d’altitude, a participé à la préparation du programme Apollo avec un télescope gigantesque installé en 1963 par la NASA. Jadis, on y montait à cheval ou à pied, et puis il y eut le téléphérique. Aujourd’hui, c’est l’histoire de quelques minutes de grimpette, y compris en groupe, comme nous l’expliquent les responsables du site : « Dans le confort d’une cabine vitrée, vous partez pour une ascension spectaculaire. Les téléphériques du Pic du Midi vous permettent de gravir plus de 1000 mètres de dénivelé vers un lieu d’exception. À 2341 mètres, la gare intermédiaire du Taoulet, vous changez donc de cabine, pour rejoindre le sommet. Les cabines accueillent jusqu’à 45 personnes et l’ensemble du groupe peut profiter des sensations et des émotions d’une ascension à grand spectacle en direction d’un lieu historique et scientifique de haute montagne ».

Dans ce même secteur des Hautes-Pyrénées, prenez aussi le temps de vous arrêter au Cirque de Gavarnie. À ces merveilles naturelles, on donne souvent un petit nom, puisant dans l’histoire ou dans un aspect physique du lieu. Ici, on parle du Colosse des Pyrénées et ça nous vient d’un colosse de la littérature, Victor Hugo, qui parlait à propos de Gavarnie de « Colosseum » ou « d’objet impossible extraordinaire ». C’est en effet grandiose ! « Les grands cirques calcaires pyrénéens doivent leur existence au travail d’immenses glaciers aujourd’hui disparus. Gavarnie est le plus célèbre d’entre eux. Il est accessible à toute la famille », précise l’office de tourisme de Lourdes. Du village au pied du cirque, il faut compter 1h30, « la promenade est à faire à pied ou à cheval et donne à l’apparition de Gavarnie une dimension véritablement théâtrale ».

Le génial canyon de Bozouls, dans l’Aveyron, classé Espace Naturel Sensible

Phénoménale curiosité géologique à Bozouls, à 25 km du village vacances L’Oustal-Pont-les-Bains et 30 km de Fleurs d’Aubrac. « Ce site géologique unique, dit le trou de Bozouls, est un cirque naturel, un canyon en forme de fer à cheval creusé dans les calcaires du Causse Comtal ». Autour, sur les bords des parois, se sont construites des maisons. Au cœur, sur l’éperon rocheux, une église domine. Il y avait autrefois un château et l’on continue là-bas de dire « le château » pour évoquer cette partie ancienne du village. L’homme et la nature y cohabitent en parfaite harmonie. Pour ceux qui aiment les randonnées découverte de nature, Bozouls présente un autre grand intérêt : « Classé Espace Naturel Sensible, le canyon abrite des habitats naturels, et une faune et une flore remarquables. En empruntant les sentiers, le promeneur pourra découvrir toute cette richesse, parfois cachée, guidé par des panneaux pédagogiques », précision apportée par l’office de tourisme de l’Aveyron.

Prenons maintenant la direction des gorges du Tarn. On demeure dans la catégorie des canyons, mais ici d’une autre ampleur. Le Tarn a creusé un majestueux canyon, à découvrir à pied, en canoë, barque, parapente, planeur, VTT et même en saut à l’élastique. Les gorges du Tarn (sur les départements de l’Aveyron et de la Lozère) forment un théâtre de découverte immense et époustouflant. Je vous propose deux lieux pour démarrer. Le village de Saint-Enimie, classé « Plus Beau Village de France » et parfois baptisé du nom de « capitale des gorges du Tarn ». Et le village de Saint-Georges-de-Lévéjac où l’on trouve « le point sublime », très fréquenté car il est l’un des plus beaux points de vue sur les gorges.

On quitte l’Occitanie en stoppant dans l’Hérault, qui compte plusieurs sites Cap France : le Domaine du Lazaret à Sète, le Soleil Occitan à La Grande Motte et le Village Club Thalassa, à Mèze. Parmi les nombreuses pépites imaginées par la nature, je vous signale la crique de la Vigie, l’une des petites baies sétoises où le doré du sable fin aime fricoter avec le turquoise de l’eau. On la dit dissimulée, calme et tranquille. Mouais… méfiez-vous, ça dépend des saisons.

Les gorges du Tarn
À lire aussi : Top 50 des plus beaux sites naturels de France (1e partie)

Le Périgord vert et le fabuleux spectacle du plateau de Millevaches

On part en balade, en roulant dans le sens des aiguilles d’une montre, à la découverte de quelques sites de Nouvelle Aquitaine. En Haute-Vienne et Dordogne, c’est une contrée que je vous suggère d’abord. Au nord de Périgueux, vous pouvez arpenter le Périgord vert (il y a aussi le blanc, le pourpre et le noir). C’est Jules Verne qui offrit ce nom de « Périgord Vert », parce que bucolique et richement doté en forêts, prairies et cours d’eau. On dit aussi de la charmante petite ville de Brantôme, au cœur de ce Périgord, qu’elle est la « Venise Verte ». Dans ce Périgord pur, au milieu d’un triangle Périgueux-Angoulême-Limoges, le beau village vacances du Souffle Vert vous reçoit. Si vous choisissez un séjour randonnées en VTT, sachez que cette résidence de vacances est classée base VTT, avec « prêt de vélos sur place, de l’enfant à l’adulte ».

Plus à l’est, entre Haute-Vienne et Corrèze, faites-vous un cadeau plein de bon sens (gardez le cap !), grimpez sur le Mont Gargan. Votre récompense ? Un panorama superbe sur le plateau de Millevaches et le massif des Monédières. Ce Mont Gargan est classé au titre des Monuments naturels. Au comité du tourisme de Haute-Vienne, on rappelle que ce site est également « emblématique de l’engagement contre l’occupant nazi. Le vent qui serpente entre les pierres susurre encore Le chant des Partisans ».

Autre membre de mon Top 50, les orgues de Bort. Ce site est entre deux Parcs Naturels Régionaux (celui de Millevaches en Limousin et celui des Volcans d’Auvergne). Le lieu porte bien son nom, la vision est étonnante, ce sont de grandes orgues, colonnes de 80 à 100 mètres de hauteur, alignées sur une distance de 2 km. « Ces gigantesques tuyaux d’orgues, modelés par le temps, sont dus à la formation de fissures de retrait lors du refroidissement de la lave. Les orgues de Bort, à 789 m d’altitude, sont considérées comme le meilleur observatoire pour contempler l’Auvergne ». À 50 km de ces orgues, vous trouvez le village vacances Le Lac.

Connaissez-vous le Jean-Pierre du Béarn ? Est-ce un guide fantastique ou un pic mythique ?

Allez hop, un petit crochet par le Lot (région Occitanie) pour accrocher dans le Top 50 l’incontournable grotte de Rocamadour, si justement baptisée « Grotte des merveilles ». « Ce qu’il y a de remarquable – nous disent les responsables du site – outre les concrétions et les gours, ce sont les ornements rupestres que l’on trouve dans un renfoncement de la paroi près de l’entrée : 6 mains négatives, 6 chevaux, un félin et un cervidé. Ici, pas de fac-similé, ce sont les œuvres authentiques peintes il y a plus de 20 000 ans ». Quatre petites choses à vous dire avant de rejoindre les Pyrénées-Atlantiques (oui, elle grande et un peu bizarre cette région Nouvelle Aquitaine, allant de la frontière espagnole aux portes de Tours, mais bref…) : 1- La grotte des merveilles est réputée aussi pour la très grande qualité de la visite guidée 2- À Rocamadour, il n’y a pas que la grotte, le village, accroché à la falaise, est fantastique et à visiter absolument. 3- Dans cette vallée de la Dordogne, il y a d’autres grottes à voir 4- Rocamadour est proche des villages vacances Cap France La Gironie, Terrou et Domane du Surgié.

Nous arrivons donc dans les Pyrénées-Atlantiques où je vous signale un autre Pic du Midi, le Pic du Midi d’Ossau (2884 mètres). Il est un peu plus haut (ça se joue à 8 mètres) que son confrère Pic du Midi de Bigorre (2876 mètres). Le Pic du Midi d’Ossau, ancien volcan âgé de 280 millions d’années, est un des classiques sacrés des amateurs de randonnées pyrénéennes. Dans le Béarn, on aime et on s’identifie tellement à ce pic qu’on lui a donné un prénom. Ce qui donne lieu à quelques blagues du genre : « T’étais où ? » demande Popaul à sa femme Simone, qui lui répond, imperturbable, « j’étais partie grimper le Jean-Pierre »😎. Ce prénom donné au pic viendrait de deux bergers de la vallée d’Ossau ayant repoussé les Barbares : Jean, « le petit d’humeur joyeuse » et Pierre, « le colosse taciturne ». Pour bien envisager votre séjour randonnées dans le Parc National des Pyrénées, prenez contact avec le village vacances Arriu Mage, à 8 km du Pic du Midi d’Ossau.

Le Pic du Midi d'Ossau

La Dune du Pilat, la plus haute d’Europe, dune voyageuse entre océan et forêt

Pour finir, on va remonter une partie de la côté Atlantique, du sud au nord. Je vous propose trois autres membres du Top 50. D’abord, à la limite des départements des Landes et de la Gironde, voici la Dune du Pilat, proche de Château Moulerans et du Carrefour des Landes. Attention, accrochez-vous, voici ses mensurations : 3 km de long, 115 m de haut, 620 m de large. Son histoire est tout aussi grandiose : « Plus qu’un simple tas de sable, ce monument naturel exceptionnel réserve bien des secrets. L’histoire des grains de sable se compte en millions d’années. Issu de l’érosion des massifs montagneux (Pyrénées, Massif central), le sable est transporté par les fleuves jusqu’à la mer. Sur le littoral, il se laisse porter par les vagues qui le déposent sur les plages. Il est ensuite arraché par le vent du large et transporté vers l’intérieur des terres ». Mais ce n’est pas tout… Autre particularité de cette dune : elle bouge, lentement certes, mais elle voyage. « Malgré de nombreuses tentatives pour la stabiliser, elle roule sur elle-même. Son mouvement, favorisé par la rareté de la végétation, se poursuit tant que le vent apporte du sable. Ainsi, elle se déplace de façon irrégulière entre 1 et 5 mètres par an vers la forêt ». Évidemment, cette dune est lieu de balade très prisé. Il est aussi très réglementé, pour ne pas déranger et abîmer faunes et flores importantes sur ce lieu magique… classé Site naturel protégé.

À admirer également en Nouvelle Aquitaine : le Pertuis d’Antioche, en Charente-Maritime, un détroit séparant l’île de Ré de l’île d’Oléron. Certains préfèrent dire Mer d’Antioche, tant l’espace est vaste. Vous y trouverez notamment une grande histoire, celle d’un site hautement stratégique. D’où la présence de plusieurs forts pour défendre Rochefort et La Rochelle, le plus célèbre étant Fort Boyard. Aujourd’hui décor d’une célèbre émission télévisée, sa vocation première de défense fut assez vite délaissée. Il devint prison, puis abandonné et nommé par les habitants « Fort de l’inutile ».

On reprend la route et on remonte vers les Deux-Sèvres, on est toujours en Poitou-Charentes, dans le Marais Poitevin. Le village vacances le plus proche des portes de ce site remarquable est celui des Chênes Verts, à une quarantaine de kilomètres. Ce Marais est un gigantesque livre ouvert, livre de géologie, géographie, histoire, comprenant trois grands chapitres : marais maritimes, marais asséchés et marais mouillés, le tout sur un espace de 100 000 hectares. Voilà une leçon grandeur nature sur la richesse et la diversité des paysages. Cette 2e plus grande zone humide de France (après la Camargue) est à découvrir de multiples façons, sur les rivières, les sentiers, dans les airs. Elle additionne les classements : Réserve naturelle nationale (pour certains de ses espaces) ou Grand Site de France. Le Marais poitevin est en fait une grande histoire d’amour… de l’eau : « Des milliers de kilomètres de fossés, canaux et rigoles creusés, des millions d’arbres plantés pour fixer les berges, autant de témoignages d’une relation étroite avec l’eau ».

Vianney Huguenot

Journaliste, hexagone-trotter, également chroniqueur en radio, animateur en télévision et auteur au Petit Futé, il sillonne la France depuis plus de vingt ans, alternant les coins méconnus et les pépites incontournables du tourisme français.